26/02/11 – 88% des adolescents du monde vivent dans les pays en voie de développement. L’Afrique en particulier possède la plus grande proportion d’enfants, d’adolescents et de jeunes au monde. Près de la moitié de sa population a moins de 18 ans ! Selon le rapport de l’UNICEF « L’état des enfants dans le monde, 2011 », paru le 25 février, investir dans leur éducation et leur formation serait la clé pour briser le cercle vicieux de la pauvreté et de l’inégalité.
Lors d’une mission d’évaluation de PEA en Sierra Léone en février 2011, Rev. Mambu, directeur et fondateur de l’organisation FHDO nous disait : « Regardez autour de vous, tous ces jeunes qui ne sont pas à l’école, qui traînent dans les rues, si la situation politique venait à se dégrader à nouveau comme pendant la guerre, ce seraient eux les premiers à prendre les armes. Ils n’ont aucune structure, aucune éducation et ils se laissent donc facilement attirer et manipuler par des discours politiques violents. »
Selon l’UNICEF, les investissements réalisés au cours des dernière décennies pour les enfants de moins de 10 ans ont eu un impact très positif, avec, notamment, une réduction de 33% de la mortalité infantile au niveau mondial. « D’un autre côté, il y a eu peu d’amélioration dans le domaine de l’adolescence. (…) Sans éducation, les adolescents ne peuvent pas développer les connaissances et les capacités nécessaires pour éviter les risques d’exploitation, d’abus et de violence, qui sont les plus importants entre 10 et 20 ans.»
Nous savons tous à quel point l’adolescence est un moment très sensible et critique dans le développement d’une personne, il est donc important de fournir aux adolescents des pays en voie de développement « les outils dont ils ont besoin pour améliorer leur propre vie et devenir des citoyens indépendants économiquement et capables de contribuer activement au développement de leur communauté. »
C’est dans cette optique que PEA travaille avec ses partenaires pour la mise en place de structures d’enseignement et de formation. En Sierra Léone, par exemple, les écoles de FHDO permettent à 130 élèves de poursuivre leurs études secondaires, à Grafton, Hill Station et Rutile ; une chance réservée à très peu de jeunes dans ce pays où le taux d’alphabétisation n’est que de 35%.
Mabinty Sankoh a 14 ans et a souffert de la polio. Grâce à l’école secondaire de FHDO à Grafton, elle peut poursuivre ses études, dans l’espoir de réaliser son rêve : devenir journaliste.
Source : IRIN News http://www.irinnews.org/Report.aspx?Reportid=92041


