Les élèves de Weitbruch apprennent à connaître leurs camarades sierra léonais

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Elèves CP CE1

Les élèves de l’école primaire de Weitbruch pendant la présentation de PEA

Vendredi 1er avril – Est-ce qu’on pourra y aller un jour ? » demande Valentin, 7 ans, à propos de la Sierra Léone, ce petit pays méconnu d’Afrique de l’Ouest. Il vient de participer, avec sa classe de CP, à une présentation organisée par Pain et Eau pour l’Afrique dans la salle de la mairie de Weitbruch, une commune du Bas-Rhin de 2 600 habitants.

En février dernier, à l’occasion de la mission de Pain et Eau pour l’Afrique en Sierra Léone, l’école primaire de Weitbruch s’était mobilisée pour aider l’orphelinat et l’école Mustard Seed à Moyamba. Les parents d’élèves avaient alors acheté des affaires d’écoles, qui ont ensuite été acheminées et distribuées là-bas.

Ce vendredi 1eravril 2011, les élèves alsaciens des classes de CP au CM2 ont pu participer à cette rencontre et découvrir un pays et un mode de vie bien différents de leur quotidien. Ainsi, Manon 6 ans, s’inquiète de savoir si les enfants ne risquent pas de se perdre quand ils vont chercher de l’eau au puits tous seuls. « Est-ce qu’ils apprennent aussi une langue étrangère, comme nous l’Allemand ? », demande Emma, 11 ans. Les enseignants profitent également de l’occasion pour rappeler aux élèves que de nombreux enfants dans le monde n’ont pas de télévision, pas d’ordinateur et pas de Nintendo DS!

Dessins SL

Les dessins réalisés par les élèves de l’école Mustard Seed en Sierra Léone

Lors de la projection de photos, les élèves découvrent les visages enchantés des élèves de l’école Mustard Seed qui ont reçu leurs crayons de couleurs tous neufs. Pour remercier leurs camarades français, les enfants sierra léonais ont fait des dessins qui sont exposés dans la salle. Madeline, 10 ans, montre du doigt le dessin réalisé par Rebecca Conteh. « Il est très beau, dit-elle. Elle a dix ans, comme moi. »

A la fin de la matinée, Alain Christophe, enseignant de la classe de CM2 et maître formateur, se met au piano et tous les élèves se mettent à chanter en cœur « C’est de l’eau », un chant sur la nécessité de l’eau et un joli clin d’œil à leurs petits camarades africains.

Elèves chantent

Les élèves de Weitbruch chantent "C'est de l'eau"

Des médicaments pour les cliniques

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Lundi 7 février (suite) – Nous retrouvons Juliana au bureau de NDO et faisons connaissance avec le reste du staff.

L'équipe de NDO

Léquipe de lorganisation NDO

Nous leur expliquons l’objectif de notre mission: voir par nous-mêmes la réalité des programmes et leurs accomplissements sur le terrain afin de pouvoir rendre compte à nos donateurs de l’utilisation des fonds, mais également de pouvoir mieux transmettre leur message et continuer à chercher les soutiens nécessaires à la mise en place de ces projets.

Nous soulignons que la mission de Pain et Eau pour l’Afrique n’est pas d’être là pour toujours, mais de leur donner les moyens de devenir indépendants et auto-suffisants pour que, dans 3, 4, 5 ans, notre présence ne soit plus nécessaire. Pour cela, nous souhaitons tout particulièrement les aider à mettre en place des initiatives génératrices de revenus. Nous leur expliquons que les donateurs en Europe et aux Etats-Unis reçoivent des dizaines de sollicitations d’organisations caritatives. Les temps sont durs pour tout le monde. Certains de nos donateurs ont eux-mêmes du mal à boucler leurs fins de mois et doivent se contenter de peu. Le fait qu’ils décident de tendre la main en faisant un don est un signe d’immense générosité. Les employés de NDO sont conscients de ce sacrifice et de cette générosité et ils espèrent que nous pourront transmettre le message de leur gratitude.

Les secrétaires de NDO et moi

Les secrétaires de NDO et moi

Le bureau de NDO

Le bureau de NDO

La réception
La réception

Après un rapide déjeuner en ville, nous passons au bureau de change et ressortons avec une pile énorme de monnaie locale. 1 euro = environ 2 500 Leones. Après avoir acheté une carte SIM pour avoir un numéro local,  nous avons rendez-vous chez DHL pour essayer de trouver une solution au dédouanement de chargements de médicaments envoyés par Bread and Water for Africa. BWA et PEA essayent dans la mesure du possible d’envoyer des fonds afin d’acheter du matériel sur place et ainsi promouvoir l’économie locale. Malheureusement, dans le cas des médicaments, nous sommes obligés de les acheter à des centrales d’achats européennes car ceux que l’on trouve sur place sont chers, de mauvaise qualité et souvent carrément des contrefaçons.

Le chargement de médicaments

Après un véritable parcours du combattant, le chargement de médicaments est enfin livré

Malheureusement la bureaucratie n’a pas été inventée pour rien (et on remerciera mes ancêtres les Romains au passage): pour les biens destinés à des programmes de développement, les associations dument enregistrées doivent présenter une demande auprès du bureau des associations sierra léonaises (SLANGO), puis obtenir une signature du ministère compétent (dans notre cas, le ministère de la santé) – ce qui peut prendre de un à deux mois – puis un tampon du Bureau central de pharmacologie, puis l’autorisation du Ministère des finances. Bien sûr, plus la liste de formalités est longue et plus il faut avoir le bras long. Sinon, ce sont des mois qui s’écoulent pendant que les compagnies de fret chargent des frais de stockage à la journée et que les dates d’expiration des médicaments approchent.

Heureusement, nos différents partenaires ont travaillé en équipe pour arriver à bout de ce parcours du combattant et le dernier chargement de médicaments anti-parasitaires a pu être livré. Il s’agit de vermifuges pour traiter les infections intestinales (type vers solitaire), très courantes dans les zones rurales. Les médicaments, dont la date d’expiration n’est qu’en décembre 2011, permettront de traiter des centaines de patients dans les différentes cliniques de PEA.

Les médicaments anti-parasitaires

Les médicaments anti-parasitaires

Recette d’Alokos et leur sauce piment (Côte d’Ivoire)

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Suggestion: Alokos, poulet braisé et sauce piment

Pilier de la cuisine traditionnelle ivoirienne, ce plat a su s’imposer sur tout le continent au fil des années. En apéritif ou en accompagnement de plat principal, cette recette facile et rapide saura à coup sûr vous dépayser et vous donner un avant-goût de l’Afrique !

Ma collègue Karine s’est mise aux fornaux pour nous donner une démonstrations.

Coût : environ 3 euros pour 4 personnes (un kilo de bananes plantains -4 à 5 bananes- coûte environ 1€60.)

Pour 4 personne.  Préparation : 15 min. Cuisson ; 30 min

Pour les Alokos : 3-4 bananes plantains bien mûres (jaunes et brunes), 40 cl d’huile de friture, Sel

Couper les bananes en petits dés ou en fines rondelles.

Saler. Tremper les rondelles dans l’huile bouillante 2 à 3 minutes afin que les deux faces soient bien dorées.

Egoutter sur du papier absorbant

Astuce : si les alokos vous paraissent trop gras, disposez-les sur du papier sulfurisé et passez-les au four quelques minutes avant de servir.

Pour la sauce piment : 2 grosses tomates fraîches (ou 3 moyennes), 1 oignon, 1 piment cerise (aussi appelé piment africain, antillais ou pili-pili), sel, poivre et persil finement haché (ou autre plante aromatique de votre choix).

Couper les tomates et les oignons finement.

Faire revenir les oignons et y ajouter les tomates.

Ajouter le sel, le poivre, les herbes et quelques lamelles de piment à votre convenance et laisser mijoter.

Vous pouvez servir les alokos avec leur sauce en apéritif ou alors comme sur la photo en accompagnement de poulet ou poisson braisé.

Première journée en ville

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Rue de Freetown avec ses collines en arrière plan

Lundi 7 février 2011 (2e partie) – Non, décidément, Freetown n’a pas changé. Le trajet d’Aberdeen au centre ville en voiture, me rappelle des images bien familières: les embouteillages, les coups de klaxons, le défilé de couleurs et de personnages sur le bord des routes. Des femmes portent d’immenses chargements sur leur tête tout en réussissant à se faufiler entre les voitures. L’une d’entre elle porte une bassine contenant une douzaine de grandes bouteilles en plastique remplies d’huile. Une autre tient en équilibre un large plateau surmonté d’une pyramide de bananes. Elles réussissent l’exploit de balancer ces chargements à même leur tête – et sans les mains! Cela tient de l’équilibrisme.

Des enfants en uniformes scolaires se croisent sur les trottoirs, dansent ou se tiennent par la main. Les écoles font généralement un tour du matin et un de l’après-midi, ce qui permet « d’exploiter » les infrastructures au maximum. A certaines heures, les rues sont peuplées de petits uniformes bleus, marrons ou bordeaux. Chaque établissement a son propre uniforme : chemises à carreaux, jupes plissées, chaussettes hautes ou encore bérets en feutrine assortis ; c’est un véritable défilé de mode. C’est un héritage du système éducatif anglais puisque la Sierra Léone a été une colonie britannique jusqu’à son indépendance en 1961.

Ecoliers dans le quartier de Hill Station, Freetown

La route principale qui mène d’Aberdeen au centre ville est en travaux. C’est bon signe, mais en attendant, cela n’arrange rien au trafic déjà légendaire de Freetown. A part les gros 4×4 des organisations internationales, la plupart des voitures locales sont des taxis rouges et jaunes, véhicules sans âge, importés d’Europe sans doute après avoir été mis au rebut. Certains portent encore les autocollants ovales blancs avec les lettres indiquant leur pays d’origine (F pour France, D pour Deutschland, NL pour Nederland, etc.). Ici, les taxis réalisent en générale un trajet bien défini et prennent sur leur passage le maximum de passagers. La course coûte 1 000 Leones par personne (environ 0,25 €), mais il faut souvent prendre plusieurs taxis pour arriver à destination puisque ce n’est pas un service sur mesure. Une autre solution de transport en commun sont les poda-podas, ces espèces de mini-bus, à 8 places, qui prennent en générale un vingtaine de passagers, y compris leur barda et leur volaille, le cas échéant. Les podas-podas sont une source intarissable de divertissement car ils portent des inscriptions faisant généralement référence à la Bible ou au Coran, en fonction de la foi de leur propriétaire. Les « Allah est grand » et « Jésus est mon sauveur » sont donc courants, mais il y en a de plus subtils, comme : « Restez dans le droit chemin » ou « Les voies du Seigneur sont impénétrables ».

Taxi-moto (version avec casque)

Enfin, le moyen le plus rapide de se déplacer sont les taxis-motos. Là aussi, le choix se joue entre arriver à temps et arriver vivant, puisque la règle du jeu consiste à aller le plus vite possible en se faufilant au dernier moment entre les voitures ou en conduisant sur la voie opposée du trafic. Mais bon, certains offrent le port du casque en option.

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